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Compte d’investissement aux États-Unis avec résidence fiscale en Europe

Compte d’investissement aux États-Unis avec résidence fiscale en Europe

Cet article explique des principes généraux et est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les résultats personnels dépendent de la résidence, du type de revenus, des liens transfrontaliers, des documents et du calendrier.

Que faire si vous avez des investissements aux États-Unis et que vous vivez en Europe

Cette situation est bien plus fréquente qu’on ne le pense. Une personne peut travailler, par exemple, en France, y être résidente fiscale et détenir en même temps un portefeuille d’investissements aux États-Unis ouvert plusieurs années auparavant. Pendant un certain temps, ces deux réalités semblent coexister sans se croiser.

Les difficultés apparaissent rarement lorsque le portefeuille progresse, mais plutôt au moment où l’on souhaite utiliser l’argent. Achat immobilier, virement important, changement de banque, contrôle fiscal ou vérification de conformité — chacun de ces événements rend l’ensemble de la structure visible.

Dès lors, la question n’est plus « y a-t-il un risque », mais « comment structurer la situation pour que le risque reste maîtrisable ».


À quoi ressemble un cas типique

  • Le compte d’investissement est aux États-Unis.
  • La résidence fiscale actuelle est en France.
  • Les revenus proviennent de dividendes, d’intérêts et de plus-values.
  • L’argent n’a pas été utilisé pendant longtemps.
  • Un projet apparaît pour utiliser ce capital en Europe.

À partir de ce moment, les investissements passés et la résidence fiscale actuelle ne sont plus deux histoires séparées. Du point de vue fiscal, il s’agit d’un seul et même système.

Analyse connexe d’une situation similaire :
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Ce qu’il faut comprendre en priorité

Il ne s’agit pas seulement de savoir où se trouve l’argent, mais aussi quand il a été gagné. Il ne s’agit pas seulement de savoir où l’on vit aujourd’hui, mais depuis quand on est résident fiscal dans ce pays. Enfin, un virement n’entraîne pas d’impôt en soi, mais il rend toute la structure visible pour les banques et les autorités fiscales.

C’est pourquoi il faut raisonner non pas à partir de questions isolées, mais à partir d’un modèle global.


Un plan d’action de base

1. Fixer la date du changement de résidence fiscale

Il est essentiel de déterminer clairement la date à partir de laquelle vous êtes considéré comme résident fiscal en France. Cette date ne correspond pas toujours à celle du déménagement. Elle détermine quels revenus relèvent de la période « avant » et lesquels de la période « après ».

2. Séparer le capital par périodes

Il convient d’identifier la part des revenus générée avant l’acquisition de la résidence fiscale française et celle générée après. Ce n’est pas une formalité, mais la base de la logique fiscale.

3. Identifier la nature des revenus

Les dividendes, les intérêts et les plus-values obéissent à des règles fiscales et déclaratives différentes. Tout regrouper sous une même catégorie « investissements » conduit presque toujours à des erreurs.

4. Examiner la convention fiscale entre la France et les États-Unis

La convention n’élimine pas l’impôt, mais répartit les droits d’imposition entre les pays. Il est essentiel de savoir quel pays est prioritaire pour chaque catégorie de revenus.

5. Mettre en place un modèle de déclaration

  • Obligations distinctes pour la France.
  • Obligations distinctes pour les États-Unis.
  • Déclarations spécifiques pour les actifs financiers à l’étranger.

Même si l’impôt est effectivement payé dans un seul pays, des obligations déclaratives peuvent exister dans les deux.

6. Planifier les mouvements de fonds seulement après

Les virements, l’achat immobilier et les réinvestissements doivent intervenir dans une structure claire, et non avant qu’elle n’existe.


Erreurs fréquentes

  • Penser que des revenus anciens sont automatiquement « hors du champ d’attention ».
  • Supposer que la déclaration n’a plus d’importance si l’impôt a déjà été prélevé quelque part.
  • Ne regarder que le pays du compte et ignorer le pays de résidence fiscale.
  • Suivre des conseils isolés au lieu de construire un système cohérent.

Ces erreurs semblent anodines jusqu’au jour où une opération importante se présente.


Comment lire ce cas correctement

Ce n’est pas une histoire d’« exotisme fiscal ». C’est l’histoire d’une vie financière ordinaire qui devient, à un moment donné, transfrontalière.

Si vous avez des investissements dans un pays et votre résidence fiscale dans un autre, vous êtes déjà dans cette situation. La seule différence est de le comprendre maintenant ou de le découvrir plus tard, lors de la première grande opération.


FAQ

Le capital constitué aux États-Unis ne devient pas neutre après un déménagement en France.
Du point de vue fiscal, la date de perception des revenus et la date du changement de résidence doivent être clairement séparées et documentées.

Un virement ne crée pas d’impôt, mais crée de la visibilité.
L’impôt porte sur le revenu, pas sur le virement. Mais les virements attirent l’attention des banques et des autorités fiscales.

Les revenus d’investissement provenant des États-Unis restent des revenus transfrontaliers.
Après l’acquisition de la résidence fiscale française, ils relèvent des règles fiscales internationales et de la convention bilatérale.

La déclaration n’est pas une formalité, c’est une protection.
Un revenu correctement déclaré devient rarement un problème. Les omissions, presque toujours.

L’achat immobilier est un moment de transparence maximale.
Les banques, les notaires et parfois les autorités fiscales vérifient non seulement les montants, mais aussi l’origine des fonds.

Des conseils isolés ne remplacent pas un système.
Seul un modèle cohérent intégrant revenus, résidence, conventions et déclarations fonctionne durablement.

Les articles et les calculateurs reposent sur des hypothèses générales. Votre résultat dépend de vos circonstances spécifiques. Richys structure votre situation pour définir une position claire. Un expert de l'UE vérifié peut fournir une conclusion écrite.

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Mathieu Fiscalis
Mathieu Fiscalis

Assistant IA – Fiscalité et fiscalité internationale

Mathieu Fiscalis